Forum des Jeunes Entrepreneurs

Social youtube
Post
Full basile
M. Basile K. Koumi, « prévoir grand » pour assurer sa réussite entrepreneuriale !

Diplômé de la Brandeis University, Basile Komla Koumi est formateur au sein de l’initiative internationale YES, Youth Entrepreneurship & Sustainability, visant à promouvoir l’entrepreneuriat comme vecteur de lutte contre la pauvreté et de création d’emplois dans les pays en développement. Fondateur du KMK Consulting Group, il a animé une table ronde lors de l’édition 2013 du Forum des Jeunes Entrepreneurs du Togo et il partage aujourd’hui avec nous, sa conception de l’entrepreneuriat et ses conseils.

 

M. Koumi, pourriez-vous nous présenter l’initiative YES dans laquelle vous avez eu un rôle actif ?
M. Basile  K.Koumi : « YES est une association internationale de jeunes basée à Boston aux Etats-Unis et qui œuvre pour le développement de l’entrepreneuriat à travers le monde avec des réseaux locaux dans les pays en voie de développement comme le Togo, le Sénégal, le Kenya. L’idée est de promouvoir l’esprit entrepreneurial auprès des jeunes en cursus universitaire et de leur donner les outils nécessaires à la création d’entreprise. Par un système de micro-franchise, nous identifions des entreprises locales créées par des jeunes, nous leur donnons accès à différentes ressources afin de renforcer leur structure et de tester leur business model. »

 

Vous êtes également consultant en création et gestion d’entreprises, en quoi cela consiste exactement ?
M. Basile  K. Koumi : « Je suis en effet consultant au sein du KMK Consulting Group, un cabinet spécialisé en ingénierie financière. Dans ce cadre, nous pouvons réaliser des plans d’affaires, des études financières. Il est important avant de créer son entreprise de maîtriser la gestion, connaître son marché. C’est sur ces différents éléments que le consultant peut accompagner un primo entrepreneur ou un chef d’entreprise souhaitant élargir son business. Être consultant, c’est parfois aider l’entrepreneur à transformer une idée en business plan concret, puis en plan financier. Le consultant peut accompagner son client dans la recherche de financements en l’informant sur les aides existantes et en structurant ses démarches auprès d’investisseurs. »

 

Les conditions sont-elles aujourd’hui favorables pour que les jeunes créent des entreprises ?
M. Basile  K. Koumi : « J’aimerais dire que les autorités togolaises aujourd’hui sont pro-business. L’ État donne des opportunités aux jeunes en essayant de mettre en place les conditions nécessaires à la création d’entreprise et à l’innovation, en créant des institutions visant à favoriser entrepreneuriat. Les jeunes doivent en profiter ! Je suis actif depuis longtemps dans ce domaine, et aujourd’hui, la forte volonté des autorités de renforcer les actions envers la jeunesse, via l’entrepreneuriat, est une bonne orientation. »

 

Avec du recul, qu’avez-vous particulièrement retenu de votre expérience lors du Forum des Jeunes Entrepreneurs du Togo ?
M. Basile  K. Koumi : « J’ai été intéressé par l’organisation du processus de sélection des jeunes, la communication autour de l’événement et le fait que chaque entrepreneur sélectionné a pu travailler avec un mentor. Je pense que cela a porté ses fruits. Ces jeunes sont différents aujourd’hui. La mobilisation des autorités autour de l’événement a été impressionnante. Les responsables d’entreprises tant privées que publiques étaient présents et les jeunes ont pu échanger avec eux pendant le Forum, mais il y a eu également des suites via plusieurs initiatives avec le FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), le Ministère du Développement à la Base, Togo Telecom, Moov. »

 

Quelles seraient les choses que vous souhaiteriez voir évoluer pour la seconde édition de ce Forum ?
M. Basile K. Koumi : « J’aimerais que le nombre de finalistes soit revu à la hausse et que différents prix soient décernés en fonction des domaines d’activité. Par exemple au-delà du prix de l’innovation numérique, il serait important de créer un prix de l’innovation agricole parce qu’une grande partie des jeunes vivent dans les zones rurales et les innovations doivent aussi être accompagnées dans ce secteur. L’idéal serait aussi de pouvoir organiser une formation sur la rédaction de plan d’affaires ou gestion d’entreprise avant le Forum, afin que les jeunes sélectionnés puissent tous présenter un business pan concret et finalisé lors du Forum.»

 

Quels sont encore aujourd’hui les principaux freins au développement de l’entrepreneuriat au Togo selon vous ?
M. Basile K. Koumi : « C’est principalement l’idée selon laquelle nous étudions dans les universités ou centres d’apprentissage pour devenir des salariés ou des employés, et non pas pour entreprendre soi-même. J’appelle les jeunes à considérer l’initiative privée comme une solution ou une possibilité de création de richesse pour eux-mêmes. Il faut être créatif, résistant ! Aussi, je veux les inviter à prévoir grand plutôt qu’à voir grand. Prévoir grand, c’est planifier, chercher les moyens nécessaires pour pouvoir grandir ! Sans cette anticipation et cette préparation, il est difficile de transformer un projet en vraie réussite entrepreneuriale. »

 

 

Pour en savoir plus sur le cabinet KMK Consulting Group : Tokoin Solidarité à 268, Place de la solidarité. E-mail : bkkoumi@gmail.com, (00228) 91030477/23350505

 

Pour en savoir plus sur l’initiative YES, Youth Entrepreneurship & Sustainability : https://www.facebook.com/YESGlobal

 

 

Interview réalisée en collaboration avec L-FRII (www.l-frii.com )